J'ai peur de l'Homme comme j'ai peur du feu. Magnifique et capable de tout, j'en suis fasciné !

Attiré par cette flamme comme si elle avait la règle du jeu. Ses couleurs m'ensorcellent j'ai peur de vaciller.

Je rêve de m'y plonger à corps perdu mais j'ai peur d'y sombrer avec l'âme déçue Elle m'embrase, elle m'inonde, j'ai peur des larmes et j'ai peur des ombres Ces ombres qu'elle crée qui se reflète sur mon mur

La réalité ?

Une douce illusion qui me montre des mirages Dans ma caverne de Platon je suis pris en otage

Si seulement le fou qui domine cette flamme enchanteresse n'était pas qu'un enfant en détresse Il joue avec ce feu comme avec une loupe Il s'en sert pour rendre le monde plus clair et moins trouble Mais il finit toujours par brûler la vermine Nous les fourmis

Et moi dans tout ça, que suis-je ? Une fourmi ou une loupe Une flamme ou une ombre Peut-être même l'enfant qui les domine ?

Je manque d'oxygène, ma flamme s'éteint ! Ma cigarette est terminée, je continuerai demain